Se couper les tifs

Publié le par Barbok'

Vu que j'ahis les coiffeurs, c'est moi qui me coupe les tifs toute seule. Ce soir je prends les grands ciseaux et cloup..cloup..cloup..je me massacre consciensieument. Je vois pas derrière. C'est coupé trop court. Dans le meilleur des cas, ça doit dépasser des petits boutts, sinon ça doit  faire des zigzags ou carrément des trous. Pour le devant, ça a l'air d'aller enfin je dirais..à vue de myope en tous cas, ça va.
Quand j'estime que je pourrais rien faire de pire ce soir, je rammasse les mèches tombées un peu partout dans la salle de bain et je suis le conseil du Pacouk en faisant bien attention de ne pas laisser trop de cheveux tomber dans l'évier. Parcequ'il faut pas croire, le Pacouk, il raconte pas que des conneries. D'ailleurs j'en ai la preuve, la preuve par l'anecdote.
Je me souviens très bien. C'était au cours d'une soirée dans le Jura, une soirée bien arrosée comme il faut. Et mes imbéciles de potes, rendus un peu plus cons par l'abus d'alcool avaient décidé de se tondre tous en coeur. Alors voilà, un par un, ils étaient allés se ratiboiser au dessus de l'évier. Ils ressortaient de la salle de bain avec des coupes iroquoises ou pas de cheveux du tout et même parfois pire. C'était pas mal drôle sauf que ces crétins là avaient décidé de faire tranquillement couler l'eau du robinet pour se debarrasser de tous ces cheveux dont ils ne voulaient plus. Je peux vous dire que cette petite histoire s'est littéralement terminée en eau de boudin; le lendemain alors qu'on était tranquillement en train d'admirer l'horizon façon végétale, on a vu les pompiers qui s'en venaient chez le voisin.
Et là, on a tous commencé à essayer de réfléchir avec ce qu'il nous restait de neuronnes. Mais pourquoi Diantre le voisin avait-il appelé les pompier. ?..Après tout, cette nuit, nous n'avions qu'emboutit sa mercedes lors de notre retour de bringue au village. Nous avions beau retourner le problème sous tous les angles, nous ne comprenions pas ce que les pompiers venaient faire dans cette histoire (les flics à la rigueur, quoiqu'un constat aurait suffit...). Un ti coup de fil du voisin a finalement résolu l'énigme. Paraîtrait que ses chiottes avaient débordé et que son salon étaient totalement inondé d'eau de boudin (quand je vous disais...). Savait pas trop pourquoi mais la tuyauterie s'était soudainement bouchée. Nous non plus, on savait pas pourquoi mais par contre on avait très bien compris qu'il était temps de rentrer sur Paris fissa fissa avant que les pompiers ne trouvent des cheveux par motte dans la tuyauterie des chalets conjoints. Pis moi qui n'aime pas faire les choses à moitié, j'ai crissé mon camps au Canada quelques jours après...
Depuis ce jour-là en tous cas, j'ai bien retenu la lecon, les cheveux dans l'évier, j'évite...

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Publié dans La mère poule

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P
"le Pacouk, il raconte pas que des conneries"Eh ben, pour une fois il n'y a pas que moi qui le dit.
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